Nouveau fournil, nouvelle aventure !

Nouveau fournil, nouvelle aventure !

Depuis début juillet, le four à gueulard du 28-30 rue de la gare est de nouveau en fonctionnement après plus de 80 ans de repos ! Quelques émotions ont accompagné la fabrication des premiers pains dans ce nouveau fournil … La rénovation du four et du fournil est achevée à l’issue de plusieurs mois de chantiers collectifs où de nombreuses personnes sont venues apporter leur aide (un grand merci en passant !). C’est un bel outil de travail qui vient de voir le jour, fonctionnel, confortable et accueillant. Tout est là pour continuer à faire du bon pain. La capacité du four va permettre d’augmenter la production et donc de répondre aux nombreuses sollicitations qui ne pouvaient jusqu’alors être satisfaites dans le petit four du bas. Les fournées continueront à être le mardi et le vendredi. Léo rejoint progressivement l’aventure, notamment en participant à la journée de boulange du vendredi avec Cyril. Les principes qui guident la fabrication du pain restent les mêmes : confectionner un pain de qualité au levain, à partir de farines de la ferme et issues de variétés de blés anciens ; le pétrissage se fait à la main, la cuisson dans un four à bois ; la relation avec les « mangeurs de pain » est conviviale, transparente et s’établie avec la conscience d’un engagement réciproque (pour en savoir plus).  Il y a donc maintenant deux nouvelles bonnes raisons de venir nous voir au 28-30 rue de la gare : en plus d’y trouver de bons oeufs, de découvrir le jardin permacole de La Milpa, vous y trouverez du pain paysan et de la bière bio artisanale !...
Retour sur la journée avec Carolina Esperanza

Retour sur la journée avec Carolina Esperanza

Samedi 1er avril, nous avons eu le plaisir d’accueillir Carolina Esperanza à Mâlain et à Agey. Journée très sympathique, avec des échanges passionnants autour de l’expérience de la communauté de Carolina qui, au Guatemala, a occupé, à partir de 2005, 240 ha de terres agricoles à 60 familles pour y faire une agro-écologie nourricière. La soirée-débat à la salle des fêtes de Agey a réuni une soixantaine de personnes qui ont pu découvrir cette initiative guatemaltèque et en particulier l’histoire de la mise en place du réseau Kuchub’al (réseau de communautés paysannes qui s’auto-organisent pour regagner leur dignité paysanne et leur souveraineté alimentaire). Carolina découvre les oeufs à la coque mouillette 100% local ! Explication des méthodes de culture de La Milpa La joyeuse équipe qui a accompagné Carolina au 28-30 rue de la gare toute l’après-midi Conférence-débat à Agey sur l’autonomie alimentaire en compagnie d’une soixantaine de personnes Carolina fait danser la salle ! Conférence-débat à AgroSup Dijon sur l’agro-écologie au Guatemala et sa résonance en France. Le jeudi 30...
Lancement d’une campagne de financement participatif pour le café associatif

Lancement d’une campagne de financement participatif pour le café associatif

RISOMES lance une campagne de financement participatif pour la réhabilitation de son café associatif à Mâlain (électricité, plomberie, cuisine) avec l’objectif d’une ouverture cet été. On y croit ! Prenez 5 min pour lire cette page et découvrir le projet // Faites circuler ce lien largement autour de vous // Aidez-nous à concrétiser ce beau projet // Merci...
Pourquoi faut-il (vraiment) sortir du consumerisme ?

Pourquoi faut-il (vraiment) sortir du consumerisme ?

Sortir du productivisme agricole, cela semble acquis dans les milieux qui défendent une agriculture paysanne et biologique. Mais se maintient obstinément l’idée qu’il serait possible d’engager cette transition agricole et alimentaire sans sortir en même temps et avec la même conviction du consumérisme et de sa culture. Ainsi, je reste toujours très étonné de constater que même dans les milieux dits alternatifs règne une tolérance un peu naïve pour l’étiquette de consommateur. Un voile de fumée empêche encore de reconnaître le caractère cohérent et imbriqué du productivisme et du consumérisme. Un voile de fumée qui prend notamment la forme d’une tentative de sauvetage permanent de la figure sociale du consommateur en lui adossant de nouvelles vertus, consommateur responsable, consommateur éthique ou encore, grand moment poétique, consom’acteurs. A mon avis, ce sauvetage est vain pour au moins trois raisons : – l’idéologie de la consommation a accompagné la longue histoire de soumission de tout ce qui fait la richesse et la profondeur d’une existence humaine à la seule logique de la marchandise. La consommation, c’est le règne des marchandises au détriment de l’usage. Pour le sociologue Zigmunt Bauman, la société de consommation c’est la « colonisation du réseau des relations humaines par les visions du monde et les motifs de comportement inspirés par et modelés sur les Bourses de marchandises ». Pour Bauman, « La remarchandisation constante est à la marchandise, et donc au consommateur, ce que le métabolisme est aux organismes vivants” »[1]. – la réduction du citoyen au consommateur est l’une des armes les plus puissantes pour maintenir et renforcer le corporatisme agricole [2] et dé-ligitimer notre pouvoir d’agir sur le système agricole et alimentaire. La consommation,...